Date: 24.02.2019  Heure: 03:09 GMT


Ajouté le : 12.02.2019 10:28

Enseigner, apprendre et accompagner

Enseigner ne veut pas dire apprendre. La négation utilisée dans cette expression est loin de vouloir dresser les deux actions, le terme action ici est très fort, en deux droites parallèles qui ne se touchent pas nous cherchons mais plutôt à délimiter le rôle de chacun et de recenser les implications permettant l’instancialisation des savoirs de l’enfant. La contextualisation comme nous le constatons est une des difficultés que rencontrent les enseignants car elle dépend exclusivement de l'enseignant.

 

Par Faly

 

Nous utilisons la définition que Marcel Lebrun a donné à la compétence afin de rester cohérent avec l'APC qui est en vigueur. Donc la compétence pour lui c’est les CCC ce qui donne une Capacité, un Contenu et un Contextes. Le troisième C qui équivaut au contexte est l’assemblage des briques de manière à permettre l’apprenant de disposer non seulement de compétences mais surtout pouvoir les instancier à temps voulu.

 

Une remarque sans aucune méchanceté sur nos comportements pour dire que si nos chercheurs avez pris le soin de bien décontextualiser ce qui est leur rôle d'ailleurs : modéliser, nous ne serions pas tentés de couper ailleurs et coller ici et nos enseignants auraient moins de problème de contextualiser comprenez faire l'assemblage et nos apprenants point d'échec.

 

Lire: Les enfants de l'écrasante majorité populaire n ’ont-ils pas droit à une éducation de qualité ?

 

Les deux autres éléments du dispositif sont également une source d'équations. Mais ces éléments pris séparément permettrait de situer les différentes responsabilités de l’inefficacité de l’approche. Nous faisons ici allusion aux diverses cultures familiales vis à vis de l'école. Ce bel exemple de Marcel Lebrun : " au dix huitièmes siècle les hommes remplacent les dieux sur terre par la connaissance " en terme de comparaison permet de reconnaître l'importance du savoir si l'on sait que de nos jours le livre est téléchargeable par un simple clic.

 

Mais cela quoiqu'on dira la culture de l'école reste une question de famille élitiste défendant rigoureusement cet héritage et surveillant attentionné ment l’écart   que chaque génération devrait maintenir au prix de segmenter l'école publique. L’absence par contre de suivi et d'accompagnement de la majorité des apprenants de familles pauvres et même d'une frange importante de la classe moyenne situe cette part de responsabilité quel que soit le degré qu'on pourrait lui accorder.

 

 

La résignation ne suffit pas ! Le comportement non plus que le public c'est l'autre ou c’est l'état qui doit faire … ! Oui mais quelle culture pour un changement des comportements

 

Si l'un impute la totalité des responsabilités à l’état, l’autre limite sa responsabilité aux frais d’écolage. Ce qui est sûr est que l'apprenant passe seulement 6 heures à l'école sur les 24 heures. C'est suffisant pour comprendre que le C du contenu se diversifie et se consolide à la maison. 

 

Tentons de relativiser les inégalités et de se mobiliser pour réduire les échecs scolaires. Le maître enseigne, l'enfant apprend et la famille accompagne c'est ça le principe. D'ailleurs ce devrait être l'unique finalité pour un parent …pour un monde où seuls la connaissance et le savoir-faire feront travailler.




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