Date: 17.11.2019  Heure: 22:39 GMT


Ajouté le : 11.10.2019 12:01

CE QUE JE VOIS : La carte scolaire ou inégalité scolaire

L’inflation affecte certes tous les secteurs et voilà un ou deux secteurs qui devraient bénéficier d’une attention particulière malgré tout en souffrent amplement, l’éducation le moteur du renouvellement et l’économie qui nous aimerions souvent entendre nos contrôleurs des dépenses publiques s’armer de courage et informer le public.

 

Une crise ok ! Mais est ce qu’une raison pour laisser pourrir ? Pour être plus précis nous avons connu différentes réformes sans jamais arriver à stopper la crise. Ou alors le contenu des réformes promouvait toujours des solutions traditionnelles ? On ne recrée pas la roue certes, on peut cependant observer l’autre et faire ou tenter de faire mieux que lui. Mais on aime se frotter aux autres surtout aux grands de ce monde juste pour frimer.

 

La France par exemple a connu dans les années 1830 des classes pléthoriques jusque 80 élèves par classe et même des classes géminées. Plus récemment encore elle a vaincu une explosion scolaire avec le baby boom des années de l’après deuxième guerre mondiale. Pour lutter contre cette crise elle a procédé à des réformes curriculaires de tailles équilibrées pour enfin bâtir une école républicaine de qualité. Le rêve alors des révolutionnaires de 1789 s’est réalisé.

 

Si l’on devrait suivre la même courbe le chemin risquerait d’être long mais « vaut mieux tard que jamais ». Pour qui veut espérer par ou commencer alors, nous sommes encore au stade de la France de 1880 avec des classes de 80 voire 100 élèves mais la progéniture de l’élite locale profite de cette qualité externalisée. Et dire que nous avons une petite population ; la plus petite de la sous région et des 4 pays qui nous entourent.      Nos classes parmi les plus pléthoriques également. Un pays pauvre mais avec autant ou plus de ressources que ces pays là de 11,15,20,35,43, million d’habitants

 

Avons-nous un Président ambitieux ?

 

Le président sortant lui à préférer pendant 11 ans de pouvoir abimer l’économie du pays à quelle fin chacun à son interprétation mais aussi créer une fracture ouverte scolaire et une segmentation de l’école publique ou la majorité de la jeunesse de ce pays s’est crétinisée : des écoles vendues, inaccessibles enseignant démotivé mal formé.

 

L’exemple de Nouakchott est parlant, des populations déplacées victimes de la gentrification et sans équipements d’accueil. Nouakchott Ouest rappelons-le est la Wilaya la plus peuplée de Nouakchott (Tevragh Zeina, Sebkha et Ksar) en moyenne elle compte 2 lycées et 2 collèges par commune.

 

 La commune de Tevragh Zeina est le centre nerveux de la ville de Nouakchott en termes de services publics, compte seulement 3 lycées 2 collèges et 10 écoles primaires. Ksar idem et Sebkha manque de tout ; souffre de problèmes de surnombre d’effectifs, d’absentéisme des enseignants et le taux de déperdition scolaire y est important. Cet échantillon est assez expressif à l’échelle nationale.

 

Tout à changer sauf dans le milieu de l’enseignement malgré les moyens colossaux des programmes de l’état en plus des plans comme les OMD des années 2000 et 2015, les ODD actuels lancés en 2015 pour encore 15 ans. Tous ces moyens pour rien.

 

On manque toujours de classes pédagogiquement acceptables ou des enseignants  pédagogiquement compétitifs et surtout financièrement dans l’obligation de faire plus de 12 heures de cours pour joindre les deux bouts. « Antoine Prost remarquait qu’on ne peut comprendre le processus de création d’un système éducatif qu’en l’examinant au regard de la société qui l’engendre et qu’elle contribue à façonner ». Ceci explique tout.

 




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