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Ajouté le : 05.11.2011 10:06

Tabaski: Les nouakchottois à la quête du bélier blanc

ALAKHBAR (Nouakchott) - A l'approche de la Tabaski, le marché des bétails est bondé de moutons. La plus part vient des deux Hodh; « Bassiknou, Tintane et le Tagant. Et le bélier blanc reste le choix des acheteurs.

"Je préfère le bélier blanc aux longues cornes. C'est ce que veut la famille, affirme, Cheick Dia, un père de famille venant du quartier Médina 3 pour payer son mouton de fête. D'autres acheteurs viennent de Nouadhibou. Parmi eux, il y a des sénégalais qui vont fêter chez eux. C'est le cas de Karim Diop. Ce jeune sénégalais vient de payer un mouton à 35.000 Ouguiyas, et la joie se lie sur son visage: " J'ai acheté ce bélier pour satisfaire mes parents et accomplir mon devoir de sacrifice. La Tabaski est très importante pour les musulmans, c'est est notre fierté " prêche-il.

Un mouton entre 20.000.à 30.000 Ouguiyas.

Ely Ould khattry, un autre client préfère, lui, un mouton qui n’ont pas trop duré dans le marché, "car, argue-t-il, chaque jour il perd de son poids ». Pour son compagnon Mohamed Lemine, il est venu tôt payer son mouton cette année, car par expérience, il nous dit que "plus l'échéance s'approche, plus les moutons sont plus chers". Et Mohamed Lemine de poursuivre pour le moment on peut avoir un mouton entre 20.000.à 30.000 Ouguiyas.

Les marchands face au défi de l'insécurité

Puis nous approchons des marchands qui déplorent l'insécurité qui règne dans le marché l'emporte. Cheikh Ould Bahaidé, un marchand nous interpelle: «Nous avons énormément de difficultés. Hier soir on m'a volé sept moutons dont un gros bélier qui coûtait environ 35000 Ouguiyas. Notre grand problème c'est l'insécurité. Il y a des voleurs qui rôdent partout. Même nos clients sont dépouillés. Vraiment les autorités devraient mettre en place une bonne disposition policière pour assurer la sécurité", recommande-il.

D'autres difficultés sont soulevées par les marchands. Elles sont liées à l’approvisionnement du bétail. "Tout est cher: un baril d'eau varie entre 300et 400 Ouguiyas, un sac de fourrage coûte 1000 Ouguiyas".

Les moutons "bédouins" sont bradés

En plus, les marchands venant de l'intérieur du pays sont contraints de brader leurs moutons en raison de la sécheresse et de la flambée des prix du fourrage. Ils ont également problème de parquer leurs animaux. "Nous manquons de lieu où parquer nos animaux. C'est pourquoi nous squattons les coins des ruelles ou louer des murs de certains garages. Quatre choses, les moutons "bédouins" ne sont pas habitués aux bruits des camions. El y cheikh Ould Malick rappel que "ce matin un camion de a percuté mon bélier qui coûtait 25.000 Ouguiyas, et le chauffeur de se permet des leçon de circulation."

Et El y cheick Ould Malick de marteler encore: "Nos animaux ne sont pas contrôlés par les vétérinaires. Normalement les moutons ne devraient pas être vendus sans l’aval des vétérinaires. Mais où sont-ils? On ne l'ai voit même pas. Tout ce qu'on voit sont les agents de la Mairie qui nous infligent quotidiennement des taxes sans justification. Parfois on paye jusqu’au 5000 Ouguiyas". Ceci sans compter le transport des animaux à Nouakchott qui nous coute jusqu'à 300.000 UM.




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