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Date: 02.03.2021  Heure: 07:53 GMT


Ajouté le : 29.06.2011 15:54

Péripéties de la traduction de la BIBLE en Hassanya

Alakhbar (Exclusif) Plusieurs personnages clés sont derrière la traduction de la Bible en dialecte Hassaniya: le directeur d’un institut islamique à Kaédi, un jeune intellectuel proche à une grande et célèbre figure religieuse en Mauritanie, un « prosélyte agité » et un professeur sans emploi de temps cumulant le poste d’agent de sécurité à l’ambassade des Etats-Unis à Nouakchott et en fin un commerçant Mauritanien résidant en Guinée. Telle est l’équipe passionnante en charge de traduire la Bible pour la première fois dans ce pays.

Le groupe de traducteurs a entamé la mission de traduction de la bible en dialecte Hassaniya sous forme de textes manuscrits qu’Alakhbar en a reçu des versions alors que d’autres sources parlent de la confiscation par les forces de sécurité de cassettes audio expliquant des refrains bibliques en langue populaire.

Mission clandestine

Ces auteurs de traducteurs sont passés impunis excepté, Cheikhany qui a été arrêté en 2007 accusé de prosélytisme chrétien, en confessant que sa voix est celle qui prêche la bible dans les cassettes confisquées. Il reconnaissaint que « la seule motivation dans ce rôle est l’amour de l’argent». Après une semaine d’interrogatoire, une intervention d’un parent, un érudit notoire, a suffit pour qu'il retrouve sa liberté sans condamnation.

D’autres inculpés dans ce dossier ont demandé amnistie auprès des autorités en présentant comme raisons de vouloir "fourber les missionnaires". Les inculpés ont prétendu amasser des montants importants de ces étrangers contre des documents traduits qui seront vite déchirés plus tard.

Le second traducteur plus provoquant alias El Bane, gère un institut islamique à kaédi, affilié au ministère des affaires islamiques.

La mission d’EL BANE est de traduire la bible en dialecte hassaniya, parlé en Mauritanie, au Sahara et au nord du Mali, mais ce prosélyte jouit d’une protection des grosses têtes d’influences qui le laisse impuni.

El Bane, surnommé par ses collègues du réseau missionnaire, BEN, traverse chaque fin de mois la rive en destination du Sénégal pour remettre les parties traduites et percevoir en contre partie ses rémunérations.

Parmi les chapitres traduits par El Bane, figurait l’histoire de la visite que Marie (Paix sur elle) rend à la femme pieuse Elizabeth et le nouveau-né que celle-ci délivrait plus tard, selon la version évangéliste .

Le troisième traducteur n’est pas moins passionnant, bien qu’il soit "un élément actif du groupe Jemaat Tabligh" reconnue par son instruction pieuse, il a tout de même tissé des relations étroites avec ces prosélytes chrétiens, selon la confirmation des sources sécuritaires.

Prosélyte polyvalent

Ce prosélyte, professeur détaché «au four et au moulin», cumule la besogne de sécurité de l’ambassade américaine, la prêche avec le groupe Altabligh et sa mission d’interprète.

Ce prosélyte passionnant tisse d’étroite relations avec la sphère diplomatique américaine accréditée à Nouakchott et en jouit d’une confiance totale

Un autre personnage non moins important celui d’un mauritanien qui a eut son effort dans cette œuvre de traduction de la bible, commerçant résidant en Guinée. Interrogé sur les motivations de cette affaire, le commerçant indique que seul "l’amour de l’argent l’a exhorté a commettre cet acte".

Les sources ne précisent pas les montants alloués aux jeunes contribuant aux efforts évangélistes, néanmoins la cupidité des inculpés et leur implication dans cette affaire hasardeuse, reflètent que les allocations ne sont pas maigres.

La première personnalité chrétienne en Mauritanie et le chef de l’église catholique s’éloigne de ces traductions. L’Allemand Martin Happe, évêque de l’église de Nouakchott depuis 16 ans, s’interroge dans une longue interview accordée à Alakhbar « à qui devais-je traduire la bible?»

La première personnalité chrétienne en Mauritanie et le chef de l’église catholique s’éloigne de ces traductions. L’Allemand Martin Happe, évêque de l’église de Nouakchott depuis 16 ans, s’interroge dans une longue interview accordée à Alakhbar « à qui devais-je traduire la bible?»

L’Evêque de l’église de Nouakchott déculpabilise son église de ces agissements et jette la balle de l’accusation dans le camp de ses frères protestants, sans toute fois cacher l’espoir de voir un jour « la liberté de conscience se concrétiser en Mauritanie ».

L’Église souhaite «pouvoir intégrer ceux qui frappent discrètement à ses portes, car cela s’inscrit dans le cadre du droit humain». Cela n’aura lieu que le jour où les lois mauritaniennes permettent cette «liberté».




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