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Date: 22.09.2020  Heure: 17:10 GMT


Ajouté le : 23.02.2012 13:39

SOS pour le monument aux morts d’Oumtounsy, 18 Août 1932

Par: Brahim Ould Boidaha

Par: Brahim Ould Boidaha

Cet événement a eu lieu quelque mois, après la mort pour El jihad en mars 1932 de l’émir Sid’ahmed Ould Ahmed Ould Aïda.

Dans un petit matin brumeux, le 18 Août 1932 à 82 km au Nord de Nouakchott, a eu lieu la célèbre bataille d’OUMTONSY entre une colonne composée de 4 compagnies notamment : celle des tirailleurs sénégalais, de Trarza, d’El-Agheur et celle de Mbeyghira ayant des effectifs estimés de 800 à 1200 hommes, à peu près, de l’armée française équipées de mitrailleuses, grenades et fusils individuels à tir rapide et 60 moujahdia dont 30 portés des fusils individuels à tir rapide, 22 avec fusils à pistons ou à tir gras et 8 sans arme, accompagnateurs s’occupant essentiellement des montures du groupe Jihadiste mais le rôle du célèbre moujahid Brahim Salem Ould Meychane a été dominant dans cette victoire.

Des forces donc incomparables sur tous les plans, surtout en puissance de feu, en hommes, en armement et en formation militaire. Cette importante colonne militaire a été totalement défaite et anéantie par un petit groupe d’’elmoujahdia sans arme consistante, ni logistique, ni formation adéquate.

 

 La colonne a subi de lourdes pertes en hommes : plus de 36 morts, plus de 20 blessés, 8 prisonniers* et la logistique totalement emportée. Le lieutenant de Mac-Mahon qui commandait les opérations a succombé sur le champ de bataille avec six de ses compagnons français assurant l’encadrement de la troupe. Seul un sous- officier français avait été sauvé par un excellent goumier du nom de Ould Lehweichy.

 

Du côté d’Elmoujahdia, il y a eu 9 morts dont chef du gheizou Sidi Ould Cheikh Ould Laroussy qui a succombé à la suite d’une  blessure aux hanches après la traversée du cordon de laghchar en retrait avec sa troupe dont 4 blessés légers.

 

 C’est incroyable mais vrai d’où il y a eu un miracle surnaturel qui dépasse la force humaine.

 

Seul un militaire peut donner,  mesurer et traduire les tenants  appropriés de cet événement militaire inédit. Pourtant cette colonne était bien informée et préparée à la rencontre des jihadistes qui faisaient une progression vers le sud signalée  par des indicateurs connus et elle faisait mouvement depuis quelques jours pour leur couper la route.

 

Aussi, il a eu quatre (4)   autres faits marquant :

 

1°/ il a été constaté que la motivation profonde d’Elmoujahdia était ’’ chahada ‘’ et non le butin.

2°/ le site a été illustré par les français avec un grand monument en béton armé dans un délai record  et dans des conditions extrêmement difficiles à cette époque, visible de très loin et peint en blanc vif, servant de repère dans un désert ou la meilleure boussole perd son nord.

3°/ Pourtant les français n’ont pas illustré de la même manière leurs dizaines de  morts plus gradés que le lieutenant De Mac-Mahon, y compris le célèbre Coppolani. L’explication qu’il soit le fils d’un ancien Président de la république n’est pas suffisante  de mon point de vue à cause de la juxtaposition des autres évènements notamment la défaite facile et le passage de la première piste entre Nouakchott- Akjoujt sur  le site.

4°/ En plus, la route goudronnée passe aujourd’hui à quelque mètres seulement de ce site : Evènement récent ! Et pourquoi  nos routes n’ont pas passées sur d’autres monuments ou cimetières vénérés à l’exception, à ma connaissance, de Tiweyla située sur le même axe.

Est-ce que tous ces phénomènes sont les faits du hasard ? Je ne peux personnellement y croire.

Si, nous traduisions les faits et les circonstances, on est amené par toute évidence à conclure qu’il  s’agisse d’une action du créateur porteuse de deux messages :

A°/ Le premier pour dire aux français que la force ne garantit pas nécessairement le succès ; les exemples sont nombreux dans ce domaine et d’autre part que la colonisation est injuste pour un pays musulman. Ce qu’ils ont parfaitement bien compris plutard  pour opérer la décolonisation en Afrique.

B°/ Le deuxième est un signal fortement avancé pour dire aux mauritaniens de verser dans un sentiment  national et de défendre leur pays contre l’invasion étrangère. Ce qu’ils n’ont pas compris jusqu’à l’arrivée du missionnaire feu Mokhtar Ould Daddah qui a rempli à la meilleure perfection la mission souhaitée par ALLAH pour la Mauritanie, orientation divine  exprimée par l’événement miraculeux d’Oumtounsy.

Sa mission, entre autres, consistait à créer et implanter un Etat islamique nationaliste modéré sur le reste du territoire mauritanien sous la coupe de la colonisation française dont les prémices ont été l’événement d’Oumtounsy. Mission excellemment bien réussie : Trait d’union entre l’Afrique blanche et noire.

Il est à noter que les frontières réelles de la Mauritanie constituant la tête de pont de l’ensemble sahélien partant du Sud ‘’du pont Mohmed Lehbib à Saint- Louis’’ longeant à l’Ouest l’Atlantique vers le Nord jusqu’au niveau Nord de L’Oued Draa pour passer aux limites Sud de Bechar, continuant vers le Niger pour prendre pied sur tout le nord- Mali et aboutissent à l’embouchure du fleuve du Sénégal qui constitue les limites Sud.

J’en déduis que Feu Mokhtar était bien missionnaire du créateur, même si, l’erreur du partage du Sahara a été une option mal-calculée et pour laquelle il a été, malheureusement, sévèrement sanctionné.

Cependant, il avait  toujours considéré, à juste raison, que la Mauritanie fait  partie d’un grand ensemble, victime d’un découpage injuste pour des intérêts coloniaux et ne répondait nullement aux réalités historiques et humaines de cette région  dont les populations sont liées par le sang, la culture, les traditions, la langue et les usages et coutumes. Le Sahara est né de ce découpage de cet ensemble, chose confirmée par la convention établie le 11 juillet 1900 entre la France et l’Espagne par laquelle les français cédaient aux espagnols le RIO D’ORO.

Cette partie de l’histoire  du Sahara a été toujours occultée pour des raisons obscures.

Ceci est bien sûr contraire à tout ce qui s’est tramé par- ci et par- là sous la cape ou à découvert sur cette partie de cet ensemble dans laquelle nos familles ont été inhumainement divisées et partagées par la zone de découpage, les effets sordides de la colonisation.

Cette convention se trouvait jusqu’à une date récente dans les archives françaises, espagnoles et celles de Dakar.

Par ailleurs, Le départ non autorisé du missionnaire a plongé la Mauritanie dans les creux des fortes vagues de notre océan atlantique du côté ouest de Nouakchott,  ballottée de l’une à l’autre depuis cet événement et pour combien de temps encore ? Dieu, seul, le sait !

Certes, son départ du pouvoir s’est avéré également et  enfin de compte,  une catastrophe  de débrayage  du système d’un Etat relativement jeune et sans expérience des secousses qu’entrainent le changement de pouvoir dans un pays des non- avertis.

L’analyse intellectuellement honnête des faits et circonstances relatés ci-dessus m’autorise personnellement à décréter le site du monument aux morts d’Oumtonsy ‘’ SACRO- SAINT’’.

Partant de cette considération, il sied à tout mauritanien honnête et digne de ce nom d’assurer, à ce lieu historique et volet important de notre passé, respect et préservation pour la mémoire de nos MORTS des deux côtés et les français doivent se joindre à nous pour défendre leurs valeurs traditionnelles, le respect du sang de leurs fils et pour cette même cause dans laquelle ils ont démontré encore qu’ils sont plus honnêtes que nous intellectuellement et moralement.

J’ai appris récemment, hélas, que certains des progénitures des morts sur ce lieu ont blasphémé le site et arraché du mur la liste des morts sur le champ de la bataille du côté  français, le 18 Août 1932 et que d’autres énergumènes se faufilaient à l’éducation et la culture pour gommer cet événement historique de notre passé, empêcher son enseignement ainsi que son inscription dans les manuels scolaires de notre histoire.

 Certes, il a été mal accueilli dans la spirale des collaborateurs de la colonisation qui portaient un esprit rétrograde, teinté d’une psychose de peur cynique qu’accompagne  la malhonnêteté intellectuelle, pour ne dire  l’hypocrisie. D’autres justifient leur collaboration par des arguments sécuritaires mais dans le fond, ils sont portés par des profits importants immédiatement, d’autres faveurs non négligeables qu’offre la situation du moment et ses perspectives lointaines. Cette attitude, plus au moins controversée, trahit l’arrimage de la Mauritanie au sentiment nationaliste soufflant du nord et compromet son avenir comme Etat islamique par la prolongation de  la période de la colonisation pour une durée incertaine. En d’autre terme aussi, il s’agissait de constituer un butoir pour la poussée du nationalisme  à la demande intéressée du colonisateur.

Un pays sans passé historique réel est un pays sans âme.                               

Pourtant, les français qui ont été les plus victimes ont correctement établi sur une plaque en cuivre agrafée au mur du monument une liste complète  des morts sur le champ de bataille par respect de la mémoire de leurs soldats, toutes origines confondues.

Il s’agit donc d’un sacrilège à des morts mauritaniens et une insulte aux français qui ont mémorisés volontairement cet événement forts de leur culture civilisationnelle. S’agissant d’un délit prémédité sur un site historique, Les auteurs doivent être sévèrement sanctionnés par la loi et une enquête doit être menée à ce sujet.

 Mais on peut leur dire déjà que ce qui est fait par ALLAH ne peut être effacé par l’humain.

  Par ailleurs, s’ils sont portés par un esprit rétrograde, on peut leur dire aussi qu’il n’y pas d’humiliation constante pour quelqu’un qui a perdu dans une bataille, une guerre, une élection ou un match de football.  Il est établi que celui qui cultive la haine et l’injustice, récoltera tôt ou tard le malheur en retour.

Et, à ce sujet pour leur propre enseigne, je leur donne fidèlement dans ce qui suit, à titre d’exemples  vécus par moi- même :

A la fin de l’année 1989, j’ai été Directeur Général de l’ALMAP, fleuron réussi de la coopération SUD-SUD, ce qui n’était pas du goût de tout le monde à cause des échecs enregistrés par les autres sociétés similaires et je n’avais aucun problème.

Un nombre important de cadres, d’amis et parents m’ont convaincu, malgré moi, à me présenter aux élections municipales de la même année dans l’objectif de reconstruire cette ville qui, malgré l’importance de ses ressources financières,  sa position géographique est restée au stade des premières années de l’indépendance, même jusqu’aujourd’hui comparativement à son potentiel économique, toute proportion gardée.

Ceux qui m’ont forcé la main, si je puisse dire, étaient sincères dans leur démarche, apitoyés par la situation stagnante  de la ville car ils me disaient :’’c’est ta ville, elle mérite le sacrifice de ta part et tu t’aie avéré bon gestionnaire à la SNTM, à la Sonimex, à l’ALMAP et par voie de conséquence un bon agent de développement’’. Malgré, toutes ces flatteries, j’avais de l’amertume mais je ne pouvais pas les décevoir.

 Je me suis donc présenté avec 3 autres candidats, le 4° a désisté, dont un était le candidat symbolique du membre du comité militaire régnant à cette époque et il n’y avait aucune comparaison possible entre nos profils. Au 1° tour, j’ai dépassé tous les candidats de plus de 4800 voix et était suivi par le candidat du membre du comité militaire à Nouadhibou et ce, malgré tous les trafics qu’il a déployés, y compris l’intoxication sur ma personne et la répression sanglante de la communauté noire qui me soutenait.

Au 2° tour, il a fait déplacer tous les contingents militaires de la région pour voter 3 à 4 dans chaque bureau de vote publiquement. Le procureur de la République saisit,  n’a pas réagi et les autorités locales, de peur, se sont rendues complices de fait. Devant cette injustice flagrante, j’ai évité un drame auquel mes supporteurs étaient bien disposés.

De cette aventure, nous avons relu l’histoire de cette région et constaté que nous avons fait une grosse erreur parce que Nouadhibou est exclusivement réservé aux favoris du pouvoir et les recettes communales sont affectées à leurs enrichissements illicites depuis l’indépendance à ce jour et nous animés d’une volonté réelle de développement, choses diamétralement opposées.

En 2006, je me suis présenté à la demande du comité militaire, j’avais plus d’espoir et au débit de la campagne, le porte- parole du comité militaire a commencé à déclarer d’une façon répétitive à TVM et la Radio que le cmjd n’est pas derrière les indépendants or ce sont eux qui nous ont créés .                                                                                                                                                                                                                                                    

Donc, j’ai subi deux échecs par l’injustice humaine qu’ALLAH a bien voulu sanctionner les auteurs comme suit : certains  ont disparu dans l’air sans nouvelles à ce jours, d’autres vivent dans la misère, la maladie accompagnées de crimes, d’autres dans l’exil teinté de crimes et d’autres ont perdu leurs pouvoirs et  restent  entachés d’importants stigmates.

ALLAH vient toujours au secours de ses croyants et réprime sévèrement la résurgence du mal contre les innocents et les gens de bonne foi.

 Toutes ces révélations sont vérifiables aujourd’hui. Je suis aussi en mesure de donner plus de détails confirmant la réalité de ce qui y ait dit  ci- dessus. D’ailleurs, tous les mauritaniens en vie actuellement en sont témoins oculaires au moins à Nouadhibou et à Nouakchott. Où est le problème ?

Mes échecs d’hier sont devenus l’honneur avec lequel, je parle aujourd’hui à haute voix au lieu d’être dans le panier des crabes dans lequel sont logés les cultivateurs de l’injustice et du mal.

C’est  pour dire aux responsables des forfaits sur le site d’Oumtonsy et sur sa valeur historique qu’ils s’exposent à la justice du créateur et courent fortement les risques des châtiments corporels et psychologiques qu’ils ont bien mérités.       

Compte tenu de tous les éléments relatés ci- dessus, je lance un appel SOS pressant au ministère de l’éducation et de la culture, à  l’ambassadeur de France en Mauritanie et à l’Unesco pour la préservation de ce site historique, faisant partie du patrimoine historique national  auquel ’’ les français sont liés par leur sang, l’honneur et l’histoire’’ et demande aux mauritaniens dignes de ce nom de se joindre à moi pour renforcer cet appel de détresse.

La préservation doit consister :

1°/ à réhabiliter le monument et le clôturer

2°/ rétablir la liste exacte des combattants morts, le 18 Août 1932 des deux côtés sur le champ de bataille pour les vertus de l’histoire

3°/ l’inscrire dans les manuels scolaires de l’histoire et à l’Unesco comme site historique méritant la préservation internationale

4°/ poursuivre pénalement les auteurs de son blasphème

5°/ Il est demandé naturellement à l’ambassadeur de France de prêter main forte pour la restauration de ce site auquel son pays est impliqué par l’histoire, le sang de ses soldats et la morale

Il découle de ce constat regrettable que les mauritaniens sont des déprédateurs universels car ils ont détruit : les forêts, les gibiers de toutes sortes qui peuplaient toute la Mauritanie, les ressources halieutiques, les fonds marins, les archives* et maintenant, ils passent aux cimetières. 

Les criquets pèlerins sont encore plus tolérants que nous, ils laissent au moins certaines choses qui se reproduisent après leur passage. Nous nous détruisons tout, tout et même les morts…. C’est extraordinaire ! Le pouvoir destructif du mauritanien est de nature à menacer la vie humaine et l’histoire du pays.

Dans la poursuite de cet appel, je  félicite de tout cœur Mokhtar Ould l’hmeyr pour avoir eu l’initiative de nommer son site électronique Oumtonsy ainsi il a rallumé un volet important de notre histoire qui était presque éteinte par nos caprices,  comportements arriérés et inconscients.

Et si, j’étais le Président de la République, je l’aurais décoré de la plus haute distinction de la nation…..’’ Mais pourquoi pas d’ailleurs ?.... Les trois millions de mauritaniens sont entrain tous les jours de se bousculer, parfois brutalement, pour défoncer la porte du chalet présidentiel pour qui rentre parmi les premiers car les derniers courent le risque de ne trouver rien dans les caisses… Le trésorier général menace, déjà, de laisser les coffre- forts portes ouvertes parce que les recettes sont détournées en son amont et aval et ne trouve plus rien à offrir aux mendiants’’ !….

Plaisanterie à part, je lance le même appel pour que le site électronique de Oumtonsy soit érigé et développé dans la recherche, la collecte des données de notre histoire et leur diffusion sur l’internet et de faire des publications écrites pour l’enrichissement de notre patrimoine historique et étendre le paysage de notre culture passée en la joignant à notre présent moderne.

 En effet, la spécialisation de ce site dans ce domaine est de nature à développer d’une façon plus céleste la restauration de notre histoire, de rendre sa réelecture plus facile en adéquation avec ce temps et de mieux  préparer  notre avenir intellect-culturel.

Dans cette perspective, il est demandé au ministère de l’éducation et la culture, à l’Unesco et l’ambassade de France d’inscrire ce site dans leurs programmes culturels car il a le mérite de porter le nom d’un site historique qui doit intéresser tout le monde développant la culture et la civilisation universelle. Le rôle de l’ambassade de France est majeur dans cette hypothèse pour faire accéder ce site dans ses recherches aux archives contenant d’importantes informations pour réecrire l’histoire de la Mauritanie.

Pour conclure sur cet appel qui me conduit à la conjugaison du passé au présent, je remercie de tout mon cœur Ahmedou Ould Abdallah et Abdellahi Ould Cheikh, tous deux anciens ministres du Commerce et des transports de m’avoir successivement chargé de missions difficiles sans les avoir demandées auxquels je porte aujourd’hui la plus grande estime.

Ce sont des hommes d’Etat d’une valeur intellectuelle et morale sans égales, ayant un sens aigu de l’Etat , de la responsabilité et de la  conscience professionnelle dans l’œuvre de l’Etat, qualités assez rares dans notre pays.

Ahmedou Ould Abdallah et Abdellahi Ould Cheikh avaient en charge chacun à son temps des sociétés d’Etat et d’économie mixte en dépôt de bilan pour dissolution, notamment la SNTFM et l’Almap.

En 1972, Ahmedou Ould Abdallah avait sur son bureau le dossier de la SNTFM pour le présenter au conseil de ministres pour dissolution et compte tenu de son flair d’excellent économiste, il m’a remis son dossier pour étude et l’a retiré de l’ordre du jour, attendant ma réponse. Ce qui veut dire qu’il  voulait éviter sa dissolution suite à sa lecture de ce dossier malgré qu’elle a été gérée par neuf directeurs neuf (9) avant cette date.

Après l’étude du dossier pendant 3 à 4 jours, je lui ai retourné le dossier en lui disant qu’elle peut marcher et les paramètres qui m’ont apparus, étaient essentiellement la mauvaise gestion.

La semaine suivante, il m’a nommé directeur général et je l’ai redressé en moins de 6 mois, dotée de Wagons voyageurs adoptés aux trains minéraliers, existant jusqu’à présent. Par la suite elle a été versée dans le patrimoine de la Snim à la nationalisation de la Miferma.

Après un passage rapide de 4 à 5 mois à la Comaunam sur l’initiative d’Abdellahi Ould Cheikh en Août  à Décembre 1975, nous avons été tous les deux étaient affectés à l’administration tripartite du Sahara et à notre retour, la rupture des relations avec l’Algérie était déjà consommée. Il m’a affecté à la Sonimex qui avait des problèmes de rupture de stocks.

A la reprise des relations avec l’Algérie, l’Almap a été créée à raison de 51% pour la Mauritanie et 49 % Pour l’Algérie. Après  plus d’un an de son démarrage, elle a été à l’arrêt comme la SNTFM mais pire, conflit avec des armateurs espagnols et surtout sa situation menaçait la coopération bilatérale avec l’Algérie par le laisser à aller dans lequel elle s’était installée, personnel impayé pendant plus de six mois et dettes importantes auprès des fournisseurs.

Abdellahi Ould Cheikh qui me connaissait bien m’appelle et il me dit : je t’envoie à l’Almap règle moi sa situation car il s’agit d’un volet important de notre coopération avec nos frères Algériens. C’était en juin 1982 et au bout de quels mois, sa situation a été rétablie à sa satisfaction.

Par la suite, j’ai construit un modèle d’usine de traitement et de conservation inexistant en Afrique sauf en Afrique du Sud avec moins de performance, onze navires : 6 glaciers et 5 congélateurs et elle marchait comme les aiguilles d’une montre et ce, en conformité avec les normes de l’organisation scientifique du travail.

Au bout de la deuxième année d’exploitation, j’ai versé aux trésors mauritanien et algérien l’équivalant du montant de leur participation au capital de la société ; 51 % pour le trésorier mauritanien, soit : 91,800 millions um et 49 %, soit : 88,200 million um  pour le trésorier algérien en dividendes, chose jamais vue dans les annales de gestion et d’exploitation des sociétés d’Etat et d’économie mixte en Mauritanie. Il est à rappeler que le capital social est de : 180.000.000 d’ouguiyas.

 En temps normal, j’ai mérité au moins la plus haute distinction de la nation pour cet exploit sublime et supra- exceptionnel mais, comme c’est toujours réservé aux médiocres, je ne pouvais avoir droit par voie de conséquence.

Je l’ai quitté dans la meilleure situation du monde : 400 millions d’UM bloqués à la banque SMB générant 16 % l’an, un stock de plus de 3.000 tonnes de poissons prêts à la vente et un stock important de pièces détachées et matériels de pêche pour l’entretien régulier des navires et l’armement suffisants pour 2( deux) ans au moins et un fonds de roulement de plus de ( 6.000.000 Um) avec un effectif des personnels qualifiés de l’ordre de 600 employés régulièrement payés entre le 25 et 30 de chaque mois.

Malheureusement, j’ai été remplacé par un voyou qui était missionnaire de ceux qui voulaient prouver que la coopération Sud-Sud ne peut pas réussir, surtout les occidentaux pour créer une psychose de dépendance permanente  du Sud du Nord. Fort de sa proximité avec le chef de l’Etat de l’époque, il a détruit ce beau chef d’œuvre pour confirmer la thèse du Nord. Voilà un crime économique en bonne et due forme.’’

Docteur BA MOKHTAR, Président du conseil de l’Almap et Sarr Amadou Niabina, administrateur et d’autres cadres mauritaniens notamment : feu Doudou Samba Nour, Limame Chérif, Ba Soulé ex- commissaire de police, Mohamed Mahmoud Ould Sadegh, Sidati Cheikhna et Abdellahi Ould Benane etc.… et les commissaires aux comptes algéro- mauritaniens : Ahmed El Haiba O Sidina et A. El Djouzi sont témoins de tout ce qui est relaté à propos de l’Almap et ils étaient tous des brillants artisans avec moi pour son succès.

Ces deux exemples de gestion réussie démontrent d’une façon éloquente qu’il n’y a pas de mauvaise institution économique mais des mauvaises gens. Et que le choix des hommes est prépondérant pour la réussite ou l’échec

 

Pour clore cet appel dans lequel se chevauchent les idées et dans leur enchevêtrement apparait la logique de l’enchainement des événements dans le temps et l’espace, je réitère mes remerciements distingués à Ahmedou Ould Abdallah et Abdellahi Ould Cheikh et espère ne les avoir pas déçus avec mes preuves à l’appui.

 

Mais, on ne peut conclure sur le miracle de l’événement d’Oumtonsy sans rappeler qu’El jihad était essentiellement venu du Nord et il est synonyme du nationalisme avancé dans son époque, même si le colonisateur pour les besoins de sa cause a tout fait pour les dénaturer et le déguiser par des dénominations péjoratives tels que ‘’ pilleurs, forcenés, rebelles, fellagas par rapport bien sûr aux règles de la colonisation. Cette tentative de travestir El jihad est singulièrement anodine mais elle permet au colonisateur de faire peur aux collaborateurs et de susciter d’avantage leur adhésion à la soumission, chose parfaitement réussie.

Il est de notoriété morale de rappeler à la mémoire des grands hommes qui ont donnés leur vie pour cette noble cause du nationalisme, notamment : Cheikh Malaynine et fils, Wajaha et son frère Mouhmed Elmamoune, l’Emir de l’Adrar Sid’ahmed, Ely Ould Meyara, Sidi O Cheikh, Bakar O Soueid Ahmed, Sid Ahmed O Beraye, Ahmed O Salaye , Brahim Salem O Meychane, Sid Ahmed O Elmoukhtar, Brahim Khyl, Ahmed O Hamou, Ethmane O Habott, Chbih O Elkory, Saïd O Amar et bien d’autres dont l’énumération serait très longue…………

Je ne peux m’empêcher, en parlant d’hommes de valeur sans citer mon parent et frère plus qu’ami le feu Soueidat O Elwadad mort pour la patrie à Aïn Bentily, le 19 janvier 1976 que Dieu l’accueil dans son saint paradis et  à cette occasion, je félicite le Général Mohamed Znaguy O Sid Ahmed Ely, ex-attaché miliaire à l’ambassade à Washington d’avoir illustré sa tombe et il mérite bien plus que ça.

Pour conclure, je me permets de faire appel à mon parent Mohamed Yehdih Ould Breidleyl mieux outillé que moi, de bien vouloir, compte tenu de son large savoir, ressortissant de cet  grand ensemble, de nous édifier en plus de l’enrichissement de ce qui est dit ci- dessus sur Oumtonsy, sur les thèmes suivant :

1°/ sur la carte géographique antique de ce grand ensemble dont fait partie la Mauritanie, terre des hommes bleus

2°/ l’ apport d’el jihad du Nord à la création de l’Etat actuel de la Mauritanie dans un espace extrêmement réduit par rapport à ce qu’elle devrait être ( son territoire charcuté  pour les besoins de la colonisation et l’application de la devise : ‘’diviser pour régner’’ )

3°/ considérant qu’el jihad du Nord est bien synonyme du nationalisme, le nord apporte en plus le plus important support de l’économie du pays, ce qui doit le placer dans la distribution du pouvoir politique et économique à la meilleure position : nationalisme prouvé + richesse !  Doit- on méditer ou réfléchir sur les positionnements les plus justes en adéquation avec les réalités du pays ou celles de l’histoire ? 

Meilleurs vœux, bonheur et bonne santé à ceux qui viendraient au secours de la préservation du monument aux morts d’OUMTONSY et SON SITE ELECTRONIQUE



Brahim Ould Boidaha est consultant, E-mail : brahimboidaha@gmail.com

____________________________________

- Le nombre des hommes engagés dans la colonne française, nbre de morts et blessés sont des chiffres approximatifs car je n’ai pu avoir d’informations suffisamment viables car les archives ont été détruites par certains walis

- Ma recherche au niveau de la wilaya de Nouadhibou, les anciens employés m’ont confirmé qu’un wali les avaient jetées à la poubelle, chose qui m’a été confirmée par Mohamed Ould Soueilim, notable connu. Ce dernier m’affirmait qu’un jour, il circulait par hasard en ville, il a rencontré un camion qui débordait de papiers et documents enlacés, tombés sur la route et par curiosité, il a pu récupérer certains très intéressants qu’il conserve jusqu’à présent mais rejetés par le wali de l’époque.  Donc, il y a encore un crime historique.





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