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Date: 12.04.2021  Heure: 15:31 GMT


Ajouté le : 01.03.2012 09:20

Directrice du Programme Bonne Gouvernance - Maghreb : "Renforçons le côté information des institutions de contrôle"

ALAKHBAR (Nouakchott)- Pour la transparence dans la région du Maghreb, je pense qu’on assiste à des processus de réformes importantes, a constaté, dans cette interview à Alakhbar, Susanne JACOBI, directrice du Programme Bonne Gouvernance, Maghreb pour la Coopération allemande (GIZ) . C’est à l’occasion du «Forum Finances publiques et Bonne gouvernance» qui prend fin aujourd’hui à Nouakchott sur la Loi de règlement.

ALAKHBAR : Pouvez-vous définir le cadre du forum et le rôle qu’y joue la GIZ ?

Susanne JACOBI : Pour ce qui est du cadre de cette conférence ici, c’est une série de conférences et une plateforme d’échange régional et interinstitutionnel sous le nom : «Forum Finances publiques et Bonne gouvernance», qui implique les parlements, les cours des comptes, les ministères des finances et les régions, dans le sens qu’il s’adresse à tous les pays maghrébins. Et nous, en tant que GIZ, coopérons avec les cours des comptes de la région dans ce cadre au nom de notre ministère fédéral de la Coopération Economique et du Développement depuis 2005 déjà. Voilà maintenant il s’agit de la cinquième édition dans cette série de conférences régionales qui, cette année, est placée sous le thème : «La loi de règlement, outil de contrôle parlementaire de la gestion des finances publiques.»  Avec ce thème, on a la possibilité de s’inscrire dans le dynamisme régional, dans l’actualité des questions de contrôle, surtout du control des finances publiques. On aimerait alors ainsi avoir la possibilité de promouvoir les processus de réformes qui ont été lancée dans la  région.

 

ALAKHBAR : Comment évaluez- vous le niveau de transparence financière dans ces pays du Maghreb?

Susanne JACOBI : Pour la transparence ici dans la région : dans les différents pays Maghrébins, je pense que depuis l’année dernière, en fait depuis 13 ans, on assiste à des procédures de réformes importantes : dans tous les pays,  il y a maintenant une sorte de tendance : tendance à, d’un côté, renforcer le côté information des institutions concernées, mais surtout aussi des citoyens et des citoyennes des pays. Ça veut dire que dans la majorité des pays il y a maintenant plus d’informations sur le contrôle externe des finances publiques mises à la disposition des citoyens et des citoyennes. On assiste aussi à une tendance à renforcer les instruments de contrôle, élargir le champ de contrôle ainsi qu’à renforcer la coopération entre les acteurs principaux, c'est-à-dire  les cours des comptes, les parlements et les ministères des finances.

 

ALAKHBAR : Cela suffit-il pour informer une population à majorité analphabète dans certains pays ?

Susanne JACOBI : Cette question a  déjà été abordée dans le cadre de la coopération entre la GIZ et les cours des comptes. Ce, parce qu’on s’est rendu compte que même s’il y a plus d’informations disponibles, ça ne veut pas dire vraiment que les citoyens et citoyennes pourront les saisir. Voilà pourquoi depuis l’année dernière, nous avons commencé à traiter ce sujet par le biais d’un premier séminaire qui a eu lieu à Tunis, sur la communication, entre les cours des comptes et les médias. C’est vrai que les cours des comptes devraient réfléchir un peu sur les outils et instruments de communication qu’elles utilisent, mais aussi sur les moyens de communication avec les médias. On doit essayer aussi d’informer même de former des représentants de la société civile, qui ont un intérêt spécifique pour les finances publiques, mais surtout aussi des représentants des médias afin qu’ils puissent, je dirais, faciliter la transmission ; parce qu’ils peuvent traiter le sujet d’une manière plus informative.

 

ALAKHBAR : Pourquoi la coopération GIZ cible ces thèmes : Bonne gouvernance ; démocratie ; société civile et dialogue social ?

Susanne JACOBI : Parce que pour nous ça fait partie de la conception de la bonne gouvernance financière. Celle-ci ne s’arrête pas à une interprétation purement technique, je dirais alors de la technicité du contrôle externe, mais se traduit, bien sûr, dans un processus politique, démocratique  et participatif.

 

ALAKHBAR : Que peut-on tirer des conclusions du forum qui prend fin aujourd’hui ?

Susanne JACOBI : Ce qui compte, c’est que ces quatre jours soient au profit de nos partenaires et des participants au forum. Et j’espère qu’ils vont pouvoir tirer de bonnes pratiques et des inspirations quand ils rentrent chez eux à leur institution propre, afin de promouvoir des réformes qui ont été déjà lancées dans  les différents pays.  Je pense, et ça ce voit déjà, qu’ils vont pouvoir juger de leur positionnement, je dirais ici dans la région maghrébine, mais aussi en comparaison à d’autres régions comme  l’Afrique de l’ouest, parce que nous avons un expert venant du Sénégal, ainsi qu’à l’Europe, parce que nous avons aussi plusieurs experts Européens ici.




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