Date: 29.05.2017  Heure: 19:01 GMT


Ajouté le : 26.07.2013 13:26

Mauritanie - Revue de presse : l’Affaire Ahmed Hamza à la Une

ALAKHBAR (Nouakchott)- La presse mauritanienne s’est focalisée cette semaine sur l’affaire Ahmed Hamza, maire de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) "qui a cédé sous la pression de l’IGE", qui lui réclamait 340 millions UM de « trou budgétaire ».

La presse a fait aussi place au démarrage du recensement administratif à vocation électorale sur fond de "guerre politique".

Sur l’affaire Ahmed Hamza,  L’Eveil Hebdo écrit: « Il n’en fallait pas pour que la presse et l’opinion publique s’emballent et se saisissent de cette affaire qui réunit tous les ingrédients pour être considérée par certains comme un règlement de compte» avec un maire appartenant à une opposition qui réclame le départ du régime.

 

Mais pour l’hebdomadaire, « les griefs reprochés au président de la CUN peuvent sembler légers pour susciter un tel traitement ». Pour la simple raison qu’ « on ne parle pas de ‘’ détournement ‘’, mais plutôt de ‘’ mauvaise gestion’’ »

 

Pourtant, on parle même  de  «  conspiration ». On retrouve ainsi dans  Nouakchott Info la chronique de Ahmed Bezeid Ould Beyrouck qui  affirme : «  Jamais en Mauritanie la conspiration contre un homme, de surcroît un modèle absolu de patriote, n’a été aussi abominable. Ahmed Ould Hamza ! C’est le nom authentique de cet homme dont le parcours, la personnalité et l’œuvre sont dignes d’être codifiés dans le marbre des épopées de l’histoire récente ».

 

Et dans cette affaire, l’IGE est allée au-delà de ses prérogatives, selon le patron du parti Renouveau Démocratique. Cité par l’hebdomadaire Le Calame,  Moustapha Ould Abeiderrahmane explique : « l’inspection Générale d’Etat n’a pas le droit d’adresser une mise en demeure au président de la CUN. Elle n’a non plus le droit de la contrôler  étant entendu que l’IGE est partie intégrante de l’Exécutif, alors que la CUN est une institution élue »

 

Malgré tout, « l’Affaire Ahmed Hamza semble s’acheminer vers un dénouement bien probable », selon Biladi. L’hebdomadaire écrit : « Il n’y a pas question d’aller en prison, pour Hamza. Pas question de rembourser une partie du montant et rester, par la suite à la merci d’une IGE aux bottes. Mais rembourser l’intégralité du montant et attaquer l’IGE en justice… »

 

Et selon L’Authentique, le maire «a opté pour cette procédure sur conseil de ses avocats qui lui ont démontré que c’était là l’unique moyen de pouvoir rester en liberté tout en se battant pour recouvrir ses droits».

 

Reste à savoir : « le « cas Hamza » sera-t-il étudié dans les règles de l’art ?est ce que la justice sera capable d’aller en contre courant de l’IGE (qui défend Qui vous savez) ? », s’interroge L’Authentique.                

 

L’autre sujet qui intéresse la presse mauritanienne c’est  le démarrage depuis le 25 juillet 2013  du recensement administratif à vocation électorale (Ravel).  Le président de la CENI Abdellahi Ould Soueid Ahmed, président de la CENI, repris par  Le Quotidien de Nouakchott, informe que l’opération qui « se poursuivra jusqu’au sept septembre 2013 » est ouverte  «  à tous les Mauritaniens, âgés de 18 ans et plus à la date des scrutins et disposant de la nouvelle carte d’identité nationale ». Et il précise que les données obtenues serviront à dresser un fichier électoral qui sera apuré en vue de l’établissement de la liste électorale».

 

Il est important de noter que ce recensement se fait sur fond de "guerre politique".  D’un côté, « le pouvoir de Aziz serait en train de se mettre une nouvelle fois à dos, toutes les oppositions du pays », écrit L’authentique.  De l’autre,  ajoute-t-il : « la Coordination de l’opposition démocratique (COD), la Coalition pour une alternance pacifique (CAP) et l’Alliance patriotique (AP), hier ennemis jurés, semblent s’accorder autour d’une sainte alliance contre un pouvoir jugé d’unilatéral et de déloyal dans ses engagements ».

 

Terminons maintenant avec cette phrase, dans La Nouvelle Expression, de l’historien Abderrahmane Ngaïdé : « On ne pratique pas la religion si on ne réfléchit pas. La preuve c’est que les animaux n’ont aucune religion. La religion est conçue pour nous organiser, c’est un discours de méthode qu’il faut bien lire et très bien comprendre, car un musulman, un vrai est inviolent. Il ne peut aimer la destruction de cette harmonie que Dieu nous a offerte».

 

 




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