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Ajouté le : 03.08.2013 02:41

Mauritanie - Revue de Presse:

Ni le pouvoir ni l’opposition croit aux délais de la CENI

ALAKHBAR (Nouakchott)-Ni le pouvoir ni l’opposition en Mauritanie croit aux délais des élections législatives et municipales fixés par la CENI entre septembre et octobre 2013, constate la presse mauritanienne, cette semaine.

Ainsi, l’hebdomadaire Biladi écrit: " On aime bien parler des élections municipales et législatives. Quoique, imminentes pour la CENI, avec un agenda précis, la classe politique, toutes tendances confondues, ne s’empresse à y croire ".

Pour l’opposition radicale, la COD, la CENI et ses agendas, n’ont aucune existence. C’est la CENI de Mohamed Ould Abdel Aziz. C’est sont agenda(…) Même l’opposition dialoguiste (…) n’est pas satisfaite des dernières évolutions et l’entame du RAVEL (Recensement administratif à vocation électorale), selon l’hebdomadaire. 

 

Biladi poursuit : « C’est voulu par le premier citoyen du pays, qui brandit, en apparence, la tenue des élections municipales et législatives, dans les délais, dit-on « naïvement », fixés par la CENI ». La preuve: « On se souvient de sa fameuse chansonnette, s’accrochant, solennellement, à la tenue de l’élection présidentielle de 2009 au 6/6, qu’il répétait entre monts et vals, alors qu’il savait pertinemment qu’il allait accepter finalement l’agenda inclusif. C’est un entêtement pour faire pression et agacer (…) ses adversaires politiques. Cela a fonctionné. La CNI et son agenda s’apparent plutôt à une forme de pression à la 6/6 »

 

En outre, certains demandent si la CENI a les moyens d’organiser ces élections ? En tout cas, Moustapha Ould Abeïdrahmane, PDT du parti  RD -opposition) affirme, dans une interview à Le Calame: «À ce jour, la CENI ne dispose pas, pour son propre fonctionnement et pour l’élection elle-même, d’un budget voté par le Parlement, en dépit de la loi qui l’a instituée».

 

Et puis, les agents de la CENI en charge du RAVEL «Commencent déjà à se plaindre, selon L’Authentique quotidien qui explique : « Moins d’une semaine après le début des opérations, ils se plaignent de la vétusté du matériel informatique(…), de l’absence de personnel de sécurité pour maintenir l’ordre ainsi que de la faiblesse de la coordination des équipes de supervision ».

 

Autre difficulté: les centres d’enrôlement font parfois défaut, d’après L’Eveil Hebdo dont le reporter s’est rendu au 6é arrondissement pour constater le démarrage des opérations. Mais, chez le Hakem, les éléments de la Garde nationale] lui ont répondu n’être pas au courant d’une telle opération».

 

Nouakchott Info informe d’ailleurs que l’opération peine  à démarrer à Tidjikdja où seulement moins de 200 personnes se sont enregistrées depuis le 25 juillet.

 

Crise aérienne entre Nouakchott et Rabat

La presse revient aussi sur la « crise aérienne » entre Nouakchott et Rabat. Le Quotidien de Nouakchott reprend un communiqué de la RAM (Royal Air Maroc) qui affirme que deux voles de la Royal Air Maroc ont été interdits d’opérer, dimanche 28 et lundi 29 juillet entre Casablanca et Nouakchott par les autorités de l’aviation civile mauritanienne.

 

Mais "La Mauritanie et le Maroc se rejettent la responsabilité", titre L’Authentique  qui rapporte : «La presse marocaine accuse les autorités de Nouakchott d’avoir violé le terme des accords signés en septembre 2012 à Nouakchott (…) aux termes desquels, la Royal Air Maroc devait assurer, au même titre que la compagnie Mauritanie Airlines, sept vols hebdomadaires entre Casa et Nouakchott. Mais, selon une source proche de l’Agence nationale de l’Aviation civile en Mauritanie (ANAC) (…) ce qui se passe sur la ligne Casa-Nouakchott relève essentiellement de la responsabilité de la Royal Air Maroc qui n’a pas voulu avertir ses clients des changements survenus sur ses plans de vol et sur ses horaires.

 

On note enfin ce fait divers dans L’Eveil Hebdo : « Un Mauritanien de 29 ans a été pris sur le fait alors qu’il a discrètement dérobé un téléphone portable du sac à dos d’une femme dans le parc Mon-Repos à Genève »

 




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