Date: 23.10.2017  Heure: 00:36 GMT


Ajouté le : 04.08.2013 12:51

Nouakchott: rupture du jeûne à l’hôpital national, par l'ONG Basma Wa Amal (Reportage)

ALAKHBAR (Nouakchott) – Samedi, à quelques minutes de l’heure de la rupture du jeûne, des journalistes de Alakhbar rejoignent une équipe de l'ONG Basma Wa Amal, sous une tente dressée devant le service des urgences au Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott. Sous la tente et aux alentours, plusieurs personnes sont regroupées. La plupart est parmi les réfugiés maliens évacués par le HCR à Nouakchott pour des soins. Ils attendent tous à être servis de quoi interrompre le jeûne. C’est ce que d’ailleurs leur prépare l’équipe de Basma Wa Amal qui nous fait découvrir le repas du soir: des dattes, du sandwich, des crêpes à la marocaine, du "zrigh" () et de la bouillie à base de mil.


Un instant après, une voiture arrive avec le logo de l’ONG pour acheminer du manger et du boire à l’intérieur de l’hôpital.


Premier point d’arrêt du véhicule sera le service de la Maternité, où des hommes, des femmes, des enfants, apportent des verres des bouteilles ou tout récipient pouvant être rempli du zrigh ou de la bouillie. On leur sert également des dattes et du sandwich.

La prochaine étape sera le département de la Pédiatrie. Mais impossible d’amener la voiture, car l’étroitesse du couloir qui y conduit ne le permet pas. L’équipe va alors faire le reste du trajet à pied. Ce qui est une grosse chance d’ailleurs pour les personnes croisées à mi-chemin dont le personnel médical. C’est le cas d’une infirmière qui arrête l’équipe, prend des dates et tire deux sandwiches.

 «Un pour moi, un autre  pour ma collègue », se justifie-t-elle dans un large sourire.

 

Finie la distribution à l’inferieur de l’hôpital, l’équipe regagne la tente. Et quelle coïncidence ! La voix du muezzin venait de retenir ; elle annonçait la fin de cette journée du Ramadan. Le moment est donc venu pour les invités de Basma Wa Amal de s’organiser en petits groupes de cinq personnes sous la tente et aux alentours pour se mettre à table. La faim, la soif et la fatigué qui avaient émaillé la journée sont apparemment oubliées. Maintenant, les visages sont radieux et on s’efforce même à livrer un mini sourire pendant qu’on avale son sandwich !

"Nous organisons ces ruptures collectives depuis le premier jour du Ramadan, nous dit un des organisateurs. Et nous comptons les poursuivre jusqu'au dernier jour du mois béni».


Mais qu’est ce qui explique le choix du lieu ? «Nous avons préféré dresser une tente humanitaire à ce lieu pour aider les pauvres qui fréquentent l'hôpital. Nous organisons simultanément d’autres ruptures de jeune collective dans les mosquées et dans d’autres hôpitaux comme le Centre National de Cardiologie (CNC) » , répond notre interlocuteur.

 

Et sur le nombre de bénéficiaires "nous recevons quotidiennement jusqu’à 100 personnes sans compter d’autres services à l'intérieur de l’hôpital" a-t-il précisé.

 

Après la prière du maghreb (crépuscule), invités, équipe de Basma Wa Amal et journalistes se dispersent. Quant à la tente, elle est restée debout pour abriter les réfugiés maliens qui disent n’avoir nul par ailleurs où passer la nuit.

 

 

Mais avant de se quitter tous ont déploré cette image insalubre: un tas d’ordures entassées entre la tente et l’entrée principale de l’hôpital.




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