Date: 29.05.2017  Heure: 19:01 GMT


Ajouté le : 14.09.2013 11:30

Mauritanie - Revue de presse: l’eau occupe les colonnes de la presse

ALAKHBAR (Nouakchott)- L’eau, le sujet de prédilection de la presse mauritanienne cette semaine. Elle est abordé sous différents angles : «l’eau, contaminée par des pesticides à Ross (Sud); inondations et dégâts; pénurie et conséquences ; l’eau, élément essentiel à la vie et au développement, mais menacée…

Sur la contamination de l’eau à Rosso, Le Quotidien de Nouakchott  écrit: aux «pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Rosso causant d’importants dégâts matériels » s’est ajoutée « une pollution insidieuse causée par la stagnation des eaux sur des stocks de pesticides».

 

« Ces produits dont on ne connait ni l’origine ni la toxité ont été emportés par les eaux de ruissellement (et) ont sans doute pollué la nappe souterraine voire le réseau d’adduction d’eau potable » Ils « se sont mélangés aussi avec d’autres produits alimentaire stockés à proximité », poursuit Le Quotidien.

 

Le Rénovateur ajoute : « les autorités administratives de la wilaya du Trarza ont tenu  hier mercredi une réunion d’urgence suite aux informations alarmistes selon lesquelles des produits chimiques destinés à un usage agricole (…) se sont infiltrés dans les eaux drainées par les ruissèlements dans le centre ville, exposant la vie des habitants à de sérieux risques sanitaires».

 

Abordant l’eau sous l’angle des inondations, L’Eveil Hebdo titre: « Nouakchott ville morte » et rappelle : « La ville de Nouakchott a reçu une forte. Une situation certes réjouissante en cette heure hivernale,  mais qui a eu de fortes conséquences à plusieurs niveaux (…) le rythme de vie dans la capitale a été bouleversé à cause l’inondation de certaines rues du quartier d’El Mina, Sebkha, Ksar entre autres  laissant place à l’insalubrité, les coupures d’électricité, la cherté du coût des taxis(…) La pluie a ainsi causé d’importants dégâts d’ordre matériel ».

 

L’Eveil Hebdo  rapporte d’ailleurs l’étonnement des populations « sinistrées » du comportement des pouvoirs publics  face aux inondations: « Attendus depuis quelques jours au chevet des sinistrés de la capitale notamment des quartiers les plus touchés par les dernières inondations qui ont frappé Nouakchott, les pouvoirs publics se sont plutôt dirigés vers le site de la ceinture verte de Nouakchott pour planter de nouveau arbustes » !

 

Le plus étonnant est à lire dans L’Authentique qui écrit : « Alors que le ciel déverse sur nos têtes de l’eau en abondance, la SNDE peine à procurer le minimum de ce liquide vital aux populations des villes de Nouadhibou et Nouakchott. Depuis le début de présente semaine, l’eau manque dans la capitale économique alors que dans les Moughataas de Nouakchott (Dar Naïm, Arafat et Sebkha), le robinet ne coule plus que par intermittence», note le journal.

 

Parlant toujours de l’eau, Horizon publie une longue analyse de Bakari Mohamed Semega, professeur de chimie et d’hydrochimie à l’université de Nouakchott, qui alerte sur la qualité de l’eau douce qui se dégrade : « L’eau, développe-t-il, est par excellence cet élément essentiel à la vie et au développement de tous les êtres et en toute circonstance…mais suite à des attitudes inconscientes, des gestions, exploitation et pratiques irréalistes, la qualité de l’eau douce dans de multiples gîtes, ne finit de se dégrader et de façon alarmante, principalement polluée par l’agriculture, l’industrie et le déversement aléatoire de déchets divers. Or, la consommation en eau augmente déraisonnablement et les comportements aussi ne semblent pas s’adapter pour minimiser les risques de manque d’eau de qualité».

 

Loin d’aborder le même sujet, l’hebdomadaire Le Calame donne la parole au président du mouvement anti-esclavagiste. Biram Ould Abeid dénonce la discrimination économique dont souffraient les noirs et Harratin en Mauritanie. Il donne cet exemple : « A Kinross-Tasiast, sur 400 entreprises mauritaniennes de sous-traitance, une seule entreprise de transport est propriété d’un Harratin, Abdallahi Ould Breihem. Pourtant ses contrats viennent d’être résiliés au profit d’un arabo-berbère».

 

Et il précise: « Sans entreprendre des mesures d’équité et de réformes drastiques, visant l’égalité et l’affranchissement économique, en faveur des noirs et des Harratin, les lois anti-esclavagistes ne produiraient que de la frustration».

 

Terminons avec cette phrase du président Ould Abdel Aziz lors de sa récente visite au Sénégal: « Face aux risques potentiels de mondialisation inclusive, la Mauritanie et le Sénégal se doivent de conjuguer leur efforts afin de préserver leur précieux patrimoine  spirituel et culturel commun ». Elle est reprise par Nouakchott Info.

 




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