Date: 18.07.2018  Heure: 02:44 GMT


Ajouté le : 08.07.2014 03:47

La Marmite Du Partage atterrit encore chez les pauvres (Reportage)

Alakhbar(Nouakchott)-Les volontaires de la « Marmite du partage» ont organisé, vendredi 4 juillet, leur première rupture collective de jeûne, cette année, au quartier Tarhil à Dar el Beida (Nouakchott) sous le regard du reporter d’Alakhbar.

Les volontaires ont renoué avec leur tradition ramadan. Ils ont partagé le contenu de la marmite avec des familles démunies.

Chaque vendredi du mois de Ramadan, ces volontaires distribuent des repas gratuits aux habitants démunis des quartiers précaires de la capitale. Ce mois béni en est leur troisième année.

« Nous appelons à agir en faveur des pauvres »

 

Il ne s’agit pas seulement de donner à manger, précise Khali Diallo. L’initiateur de la marmite du partage indique que les volontaires veulent «être d’abord des témoins des conditions de vie des populations et ensuite appeler les autorités et les bonnes volontés à agir en faveurs des pauvres».

Avant de s’installer dans un quartier, les volontaires effectuent une visite de prospection, pour expliquer leur démarche à l’imam, au chef du quartier et au préfet. Si les conditions d’éligibilité sont réunies, ils procéderont, le vendredi suivant, à la distribution gratuite de repas.

A l’image des favelas au Brésil

 

Le quartier Tarhil Dar el Beida, ses pauvres, ses hangars et ses baraques, coincés entre des bâtiments inachevés, donne l’image d’une favela brésilienne. L’on aperçoit dans ses ruelles tortueuses des femmes s’adonnant à de petits commerces et des enfants qui, à longueur de journée, circulent dans tous les sens et à pieds nus. Leurs visage et ventre, couvert à moitié, sont maquillés de poussière. On est loin de Tevragh Zeine, le refuge des fortunés de Nouakchott.

L’heure de la rupture  

 

A l’appel du muezzin qui annonce, aussi, l’heure de la rupture, le quartier Tarhil plonge dans le noir. Le soleil a déjà fait ses valises. Les volontaires mettent en marche les projecteurs. Les ténèbres sont  dissipées. Les invités, à majorité des femmes et des enfants, sont installés à même des nattes.

 

Du pain, du café, de la boisson traditionnelle, sont entre autres servis. Les gourmands devront patienter une demi-heure avant l’arrivée du repas, souvent du ragoût de viande.

 

La nouveauté cette année: des étrangers sont venus notamment de la France pour s’ajouter aux volontaires de la marmite. Kati Dia en fait partie. Elle est dans la commission santé.

«J’ai vu et apprécié ce que Khali fait de bien. J’ai alors décidé de lui ’apporter ma contribution», a-t-elle confié à Alakhbar.

 




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