Date: 29.05.2017  Heure: 19:01 GMT


Ajouté le : 19.09.2014 02:07

Le transport public, un casse-tête à Nouakchott (Reportage)

ALAKHBAR (Nouakchott)-Nombreux sont les Mauritaniens qui se plaignent des difficultés liées au transport public, notamment dans la capitale Nouakchott. Embouteillage, surcharge, hausse des tarifs, pas assez de bus et des taxis tous collectifs et qui dictent leur loi, etc. Des passagers rencontrés par le reporter d'Alakhbar disent en avoir « le ras-le-bol ».

Au niveau du carrefour Madrid, nous retrouvons Sidi. Depuis deux heures de temps qu'il attend sans trouver un taxi pour aller à Tevragh Zeina" je viens de Dar Naim. Je n'avais pas trouvé un taxi direct. J'étais alors obligé de passer par ici. Et me voilà coincé", se désole-t-il.

 

Difficile de trouver un taxi


Non loin, Mariam, une vendeuse, attend, depuis environ une heure de temps, l'arrivée d'un bus. Les bus ne sont d’ailleurs pas assez nombreux à Nouakchott. Ils se comptent sur les doigts de la main.  Fatima, qui chaque matin quitte son quartier au PK pour rejoindre son restaurant au marché de la capitale, rencontre les mêmes difficultés:" Je dois tous les jours patienter pendant presqu’une heure de temps et demi avant de trouver un taxi".  

 

Il arrive parfois qu'on ne trouve même pas de taxi le soir au niveau de certains ronds-points. Cheikh raconte: "Hier, j'ai attendu de 19h à 20h au Carrefour BMD sans trouver un taxi. J'ai finalement marché jusqu'à la maison».

 

Embouteillage et Surcharge


Ceux qui ont la chance de trouver un taxi doivent supporter l'embouteillage. C’est le cas d’Ahmed qui se plaint: " Je suis sorti de chez-moi à Arafat depuis 8h. Mais à cause de l’embouteillage, j’ai fait  deux heurs de route et je ne suis pas encore  arrivé  à destination".

 

La surcharge est un autre casse-tête. Sept personnes peuvent s'entasser dans un taxi de 5 places. " Je me sens mal. Je souffre même quand je suis serré entre des passagers. Mais que faire? sinon de rester attendre éternellement sur le godron", se résigne Sidi.

 

Quant au vieux Moctar, il a sa solution: "je suis fragile. Je ne peux pas supporter d'être coincé dans un taxi. Je paye donc deux places. Mais tous n'ont pas les moyens de faire comme moi".

 

Pour les chauffeurs de taxi interrogés durant ce reportage, la surcharge est « inévitable ». « Les prix du carburant ne cessent de grimper, sans compter l'assurance, taxe communale et autres. Nous faisons donc recours à la surcharge pour  trouver le versement", se justifie Mohamed qui est chauffeur de taxi.

 

Des tarifs qui ne cessent d’augmenter


 L'étudiant Abdallah dénonce lui la hausse sans cesse des tarifs : « Ils (les taxis) doublent ou triplent même le tarif sur certains axes, pendant les heures de pointe et à l'approche des fêtes ».  Ce que Mbareck voit « tout à fait normal ». Le chauffeur de taxi estime qu’il faut augmenter les tarifs « parce que les gens ont de l'argent à l'approche des fêtes ».

 




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